Free Access
Issue
Matériaux & Techniques
Volume 108, Number 1, 2020
Article Number 102
Number of page(s) 5
Section Matériaux organiques / Organic materials
DOI https://doi.org/10.1051/mattech/2020012
Published online 05 May 2020

© SCF, 2020

1 Introduction

Le LVL, Laminated Veneer Lumber, appelé aussi Lamibois ou bois lamellé de placages, est un matériau composé de placages, dont l’épaisseur peut varier de 1 à 6 mm, collés à fil parallèle. Cet assemblage lui confère les propriétés mécaniques longitudinales du bois massif. La lamellation le rend plus homogène que le bois massif grâce à la répartition aléatoire des défauts et plus performant que le bois massif du fait de la purge, facilitée par massicotage des plus gros défauts et par la densification induite par le procédé de fabrication.

Le LVL est né aux États-Unis en 1944 mais son développement s’est vraiment fait dans les années 1980 au Japon et à l’Europe en Scandinavie et en Finlande. Le protocole de fabrication est dérivé de celui des contreplaqués : il commence par le déroulage pour obtenir le placage. Les placages sont ensuite séchés jusqu’à une humidité de 3 à 8 %. Les colles utilisées pour l’encollage changent selon la destination du panneau.

Selon les normes EN 14279 et EN 14374 [1,2], le LVL peut être utilisé pour des applications structurelles et non structurelles. Il est utilisé pour la fabrication de madriers d’échafaudage et de semelles pour certaines solives en I en bois préfabriquées. On utilise également le LVL comme élément de poteaux de distribution d’énergie, poteau de panneau de signalisation et platelage de caisse de camion.

En permettant de convertir environ 75 % de la grume en éléments de structure [3], le procédé de fabrication du LVL constitue une voie prometteuse pour réduire les coûts de fabrication par une efficacité accrue et une utilisation maximale des ressources ligneuses, tout en maintenant et en améliorant les performances du produit. Cependant, la qualité du LVL dépend aussi bien de la qualité intrinsèque du bois que du procédé.

Plusieurs facteurs jouent sur les performances mécaniques des panneaux LVL comme l’épaisseur, la fissuration du placage, la localisation et le type de jointage longitudinal des placages, la direction de sollicitation par rapport aux plans de collage ainsi que le type de colle employé.

2 Épaisseur du placage

Depuis les années soixante-dix, de nombreuses recherches s’intéressent à l’influence de l’épaisseur du placage sur les propriétés mécaniques du LVL. Schaffer et al. (1972) [4] ont étudié l’influence du nombre de plis (3, 4 et 6 placages), à épaisseur de panneau égale, sur les résistances mécaniques moyennes et leurs dispersions, en flexion du LVL sollicité sur chant. Il apparaît que (i) les résistances augmentent avec le nombre de plis (ii) les performances obtenues sur le LVL 4 plis sont proches de celle du bois massif de la même essence, avec toutefois une dispersion moindre (iii) les résultats obtenus sur les panneaux 6 plis montrent la plus faible dispersion et une résistance en flexion double par rapport à celle du bois massif moyen correspondant.

Par une analyse de variance, Hoover et al. (1987) [5] ont mis en évidence sur trois bois de feuillus un effet significatif du nombre de plis sur la résistance en flexion à la fois lors d’une sollicitation à plat ou sur chant, cette résistance augmentant avec le nombre de plis.

Kilic et al. (2006) [6] ont noté une réduction de la résistance mécanique des panneaux LVL d’Alnus glutinosa lorsque l’épaisseur du placage est passée de 2 à 4 mm. Bortoletto Junior (2008) [7] a confirmé que les placages plus minces présentent de meilleures performances mécaniques. H’ng et al. (2010) [8] ont constaté que l’utilisation des placages minces améliore la résistance en flexion des panneaux LVL de Dipterocarpus sp, mais affaiblit leur stabilité vis-à-vis des variations de température et d’humidité.

De Melo et Del Menzeii (2014) [9] ainsi que Rahayu et al. (2015) [10] ont relevé une légère diminution de la résistance en flexion, lorsque l’épaisseur du placage augmente. En étudiant les panneaux LVL du chêne et du hêtre, Purba et al. (2019) [11] ont révélé qu’entre trois épaisseurs de placage différentes : 2,1 ; 3 et 4,2 mm, la meilleure résistance en flexion est obtenue dans le cas des placages de 3 mm, suivis de ceux de 2,1 mm, la plus faible résistance étant obtenue dans le cas des placages de 4 mm.

Hoover et al. (1987) [5] n’ont décelé aucun effet significatif de l’épaisseur du placage sur le module d’élasticité des panneaux LVL sollicités à plat et sur chant. De Melo et Del Menzeii (2014) [9] ont eu le même résultat mais uniquement dans le cas d’une sollicitation sur chant. À plat, ces deux auteurs ont constaté que le module d’élasticité varie significativement selon l’épaisseur du placage (1,54 ; 2,32 et 2,71 mm), la rigidité la plus élevée étant obtenue dans le cas des placages à 2,32 et la plus faible dans le cas des placages à 2,71 mm. La même tendance a été observée par Purba et al. (2019) [11] sur des épaisseurs de 2,1 ; 3 et 4,2 mm.

Daoui et al. (2011) [12] ont signalé que l’augmentation de l’épaisseur du placage implique une diminution de la rigidité des panneaux LVL du hêtre, et ce quelle que soit la direction de la sollicitation. Cependant, Matos (1997) [13] et Rahayu et al. (2015) [10] ont mis en évidence respectivement chez Pinus taeda et chez le peuplier, une nette amélioration de la rigidité des panneaux LVL, lorsque l’épaisseur du placage augmente.

Leicester et Bunker (1969) in Moody (1972) [14] montrent, que la résistance en traction est une fonction linéaire de l’inverse de l’épaisseur. Youngquist et Bryant (1979) [15] et Youngquist et al. (1984) [16] confirment ces résultats.

Ebihara (1981) [17] ainsi que Pot et al. (2015) [18] ont noté que la résistance au cisaillement et le module de cisaillement G diminuent quand l’épaisseur du placage augmente. Par contre, Hoover et al. (1987) [5] n’ont mis en évidence aucun effet significatif de ce facteur épaisseur sur la résistance au cisaillement. Selon De Melo et Del Menzeii (2014) [9], la résistance à la compression des panneaux LVL est aussi invariable selon l’épaisseur du placage.

Selon la majorité des auteurs, la diminution de l’épaisseur du placage améliore les résistances mécaniques des LVL. Les auteurs attribuent cette relation à une plus forte imprégnation par la colle des placages minces, par la proportion accrue de colle quand l’épaisseur des plis diminue (augmentation du nombre de plis) et par une meilleure dispersion des défauts mais surtout par les fissurations de déroulage moins graves pour les placages minces que sur placages épais (Denaud et al., 2007 ; Pałubicki et al., 2010) [19,20]. L’idéal serait de trouver un compromis entre une faible dégradation de la mécanique des LVL et une consommation limitée de colle, celle-ci pouvant parfois représenter jusqu’à 20 % de la masse du LVL [12], surenchérissant le prix du produit et compliquant sa fin de vie.

3 Jointage

Le type de jointage longitudinal des placages, leur répartition dans les plis, leur abondance ainsi que leur écartement relatif d’un pli à l’autre sont des sources importantes de variation. Plusieurs types de joint sont utilisés : le jointage plan mis bout à bout (« butt-joint »), le jointage oblique ou en sifflet (« scarf joint »), le jointage par recouvrement (« lap-joint ») et le jointage à entures (« finger-joint »).

Dans le cas du jointage plan bout à bout, on observe que la rupture en flexion se propage préférentiellement par les joints, même lorsqu’ils sont largement décalés les uns des autres entre deux plis [21]. En augmentant le nombre de joints, on réduit la résistance mécanique [22]. Bien qu’il s’agisse du mode de jointage le moins fiable [23], il reste très utilisé car facile à mettre en œuvre.

Le jointage en sifflet améliore fortement la tenue mécanique des LVL, les ruptures s’amorçant généralement en dehors de ces jointages [23]. Néanmoins, ce type de jointage entraîne d’importantes pertes de placages [24]. Selon Ozcefci (2007) [25], l’angle du sifflet semble aussi influencer la résistance de l’assemblage, celle-ci étant inversement proportionnelle à l’angle du sifflet.

Dans le jointage par recouvrement, les extrémités des placages se chevauchent avant pressage et sont ensuite écrasés. Cela nécessite une pression de serrage un peu plus forte et provoque des densifications localisées du bois voire des décollements locaux. Ils sont généralement pénalisants pour les caractéristiques mécaniques des LVL. En comparant ce type de joint aux joints bout à bout et à entures, Zhang et al. (2014) [26] ont conclu que c’est le jointage par recouvrement qui offre la meilleure performance mécanique.

Les joints à entures peuvent aussi provoquer une forte chute des performances mécaniques car ils ont plusieurs points de concentration de contraintes, soit un à chacun des bouts des entures, ce qui réduit leur efficacité structurale par rapport à celle du joint de type sifflet [27]. Les industriels ont tendance à préférer les joints à entures multiples avec des épaulements et des entures courtes parce qu’ils sont moins coûteux et plus faciles à fabriquer [28].

4 Colle

En utilisant deux colles vinyliques (l’une avec durcisseur, l’autre sans) dans la fabrication du LVL de chêne, Mothe et al. (1994) [29] ne mettent pas en évidence d’effet particulier de ces colles sur les performances mécaniques du LVL. De même Lanvin et al. (2006) [32] n’ont pas relevé de différences significatives entre les performances mécaniques du LVL de chêne collé avec une MUF et avec une colle résorcine. Bal et Bektas (2012) [31] n’ont aussi noté aucune différence significative entre les résistances mécaniques des LVL collés à base d’urée formol (UF), de mélamine urée formol (MUF) et de phénol formol (PF).

Dans le cadre d’une analyse des interactions entre le taux de tannins dans le bois et quatre types de colles différentes (Polyuréthanne, Phénol Résorcine Formol, MUF, Honeymoon à base de tanins naturels), lors d’une fabrication du LVL de chêne, Svoradova et al. (2002) [33] ont eu les meilleures performances mécaniques sur les LVL collés avec la colle polyuréthane et les moins bonnes avec la colle résorcine. Les différences étaient respectivement inférieures à 5 % et de l’ordre de 20 % pour le MOE et le MOR.

Parfois, l’effet des colles est peu sensible en condition de laboratoire où l’humidité est très contrôlée et d’un faible niveau, il peut en aller très différemment en vraie grandeur, en particulier dans les réalisations où les bois peuvent être soumis à des réhumidifications. L’étude menée par Shukla et Kamdem (2009) [34] s’inscrit dans ce contexte, elle porte sur les propriétés des LVL fabriqués, à base du bois du tulipier, en utilisant quatre colles (PVAc ; MF, MUF et UF). L’étude a montré qu’à l’état sec, le LVL collé avec la PVAc présentait des propriétés similaires à celles des résines thermodurcissables. Tandis que dans les conditions humides, le LVL collé à base de PVAc présentait des valeurs d’absorption d’eau bien inférieures que les LVL collés avec les résines thermodurcissables.

Les résultats obtenus par De Melo et Menezzi (2015) [35], en étudiant l’effet de trois colles (PVAc, PF et PU) sur la qualité du LVL, indiquent que le type de colle influence considérablement les propriétés physico-mécaniques du LVL. En ce qui concerne les propriétés physiques, l’adhésif polyuréthane a donné de meilleurs résultats en présentant des pourcentages plus faibles d’absorption d’eau et de gonflement. Quant aux propriétés mécaniques, c’est la PF qui a donné le plus de résistance à la flexion et au cisaillement.

5 Direction de sollicitation

Un LVL est dit sollicité sur chant lorsque la sollicitation est parallèle aux plans de collage (usage en solive). Cependant, il est dit sollicité à plat lorsque la sollicitation est perpendiculaire aux plans de collage (usage en planche). Les performances en flexion statique, la résistance à la rupture en particulier, sont un peu plus faibles sur les LVL sollicités à plat que sur ceux sollicités sur chant [2931].

Ceci est en partie lié à l’influence des fissurations dans les placages. En effet, dans le cas d’un LVL sollicité à plat, les fissures auront tendance à s’ouvrir et parfois même, en cas de fortes fissurations, pourront induire des défauts locaux de collage [18]. Dans certaines configurations, et particulièrement dans le cas des placages épais, il est plus avantageux de solliciter le LVL à plat plutôt que sur chant [12].

6 Autres facteurs

Les performances du LVL peuvent être renforcées en optimisant les paramètres de coupe pour améliorer la qualité des placages. Il s’agira d’atténuer le plus possible la gravité des fentes de déroulage, les variations d’épaisseurs et la rugosité pouvant altérer la qualité des joints de colle [36].

La qualité mécanique des LVL peut être améliorée en séchant les placages sous contraintes pour les densifier légèrement [37,4]. La prolongation de la durée de pressage des panneaux permet aussi d’augmenter la résistance mécanique [3840]. La présélection des placages présentant les meilleurs modules d’élasticité pour les plis externes d’une pièce appelée à travailler en flexion et le remplissage avec des placages de bois de qualité plus médiocre, rendent le LVL plus résistant dans le cas d’une sollicitation à plat [41]. Les gains peuvent être considérables par rapport aux LVL dont les placages sont disposés de façon aléatoire.

La position radiale du placage dans le billon est aussi un facteur non négligeable, dans la mesure où elle influence la proportion des nœuds dans le placage et la juvénilité du bois. Certains auteurs, notamment McGavin et al. (2014) [42] ainsi que Rahayu et al. (2015) [10], ont pu mettre en évidence l’avantage d’utiliser des placages de bois adulte dans la fabrication du LVL, avec une amélioration moyenne de 15 à 20 % des propriétés mécaniques par rapport aux LVL à base de bois juvénile. Les résultats de Purba et al. (2019) [11] montrent clairement l’influence de la proportion des nœuds dans le placage sur les propriétés mécaniques des panneaux LVL. Cela confirme l’intérêt de la sélection des placages lors de la conformation du panneau.

7 Conclusion

Certes la qualité mécanique des LVL peut varier considérablement d’une espèce à l’autre (Tab. 1), mais le type de bois n’est pas le seul facteur d’influence. La qualité des LVL peut être améliorée en diminuant leur épaisseur. Il est en effet d’autant plus facile d’obtenir un placage de bonne qualité que l’épaisseur est faible. Toutefois, si la diminution de l’épaisseur du placage favorise l’amélioration des performances mécaniques du LVL, il importe de l’optimiser en tenant compte de l’important surcoût qu’il peut entraîner.

La direction de la sollicitation n’est pas sans effet sur les propriétés du LVL. La sollicitation sur chant donne une meilleure résistance mécanique, mais peut être pénalisante dans le cas du placage épais. Quant au choix de la colle et du type de jointage, il doit être approprié à la destination finale du LVL.

Ces facteurs ne sont pas les seuls à dominer la performance du panneau LVL, toute optimisation visant à améliorer la qualité du placage permet sans doute d’améliorer la qualité du LVL.

Tableau 1

les performances mécaniques des panneaux LVL chez différentes espèces.

Références

  1. NF EN 14279, Lamibois (LVL) – Définitions, classification et spécifications, 2009 [Google Scholar]
  2. NF EN 14374, Structures en bois – LVL (Lamibois) – Exigences, 2005 [Google Scholar]
  3. D. Masson, M.C. Trouy-Triboulot, Matériaux dérivés du bois, Techniques de l’ingénieur C-928, 17 (2003) [Google Scholar]
  4. E.L. Schaffer, R.W. Jokerst, R.C. Moody, Feasibility of producing a high-yield laminated structural product: general summary, USDA Forest Service Research Paper FPL 175, Forest Products Laboratory, Madison, 1972 [Google Scholar]
  5. W.L. Hoover, J.M. Ringe, C.A. Eckelman, J.A. Youngquist, Material design factors for hardwood laminated-veneer-lumber, For. Prod. J. 37(9), 15–23 (1987) [Google Scholar]
  6. Y. Kilic, M. Colak, E. Baysal, E. Burdurlu, An investigation of some physical and mechanical properties of laminated veneer lumber manufactured from black alder (Alnus glutinosa) glued with polyvinyl acetate and polyurethane adhesives, For. Prod. J. 56, 56–59 (2006), https://doi.org/10.1016/j.buildenv.2005.05.008 [Google Scholar]
  7. G. Bortoletto Junior, Quality evaluation of Pinus merkusii wood for veneer production (in Portuguese), Sci. For. 36, 95–103 (2008) [Google Scholar]
  8. P.S. H’ng, M.T. Paridah, K.L. Chin, Bending properties of LVL produced from Keruing (Dipterocarpus sp) reinforced with low-density wood species, Asian J. Sci. Res. 3, 118–125 (2010), https://doi.org/10.3923/ajsr.2010.118.125 [CrossRef] [Google Scholar]
  9. R.R. De Melo, C.H.S. Del Menezzi, Influence of veneer thickness on the properties of LVL from Paricá (Schizolobium amazonicum) plantation trees, Eur. J. Wood Prod. 72, 191–198 (2014), https://doi.org/10.1007/s00107-013-0770-8 [CrossRef] [Google Scholar]
  10. I. Rahayu, L. Denaud, R. Marchal, W. Darmawan, Ten new poplar cultivars provide laminated veneer lumber for structural application, Ann. For. Sci. 72, 705–715 (2015), https://doi.org/10.1007/s13595-014-0422-0 [CrossRef] [Google Scholar]
  11. C.Y.C. Purba, G. Pot, J. Viguier, J. Ruelle, L.E. Denaud, The influence of veneer thickness and knot proportion on the mechanical properties of laminated veneer lumber (LVL) made from secondary quality hardwood, Eur. J. Wood Wood Prod. 77(3), 393–404 (2019), https://doi.org/10.1007/s00107-019-01400-3 [CrossRef] [Google Scholar]
  12. A. Daoui, C. Descamps, R. Marchal, A. Zerizer, Influence of veneer quality on beech LVL mechanical properties, Maderas Cienc. Tecnol. 13, 69–83 (2011), https://doi.org/10.4067/S0718-221X2011000100007 [CrossRef] [Google Scholar]
  13. J.L.M. Matos, Studies on the manufacture of Pinus taeda LVLs (in Portuguese), Dissertation, PhD in Forest Science, Parana Federal University, 1997 [Google Scholar]
  14. R.C. Moody, Tensile strength of lumber laminated from 1/8-inch-thick veneers, Res. Pap. FPL 181, 28 (1972) [Google Scholar]
  15. J.A. Youngquist, B.S. Bryant, Production and marketing feasibility of parallel-laminated veneer products, For. Prod. J. 29(8), 45–48 (1979) [Google Scholar]
  16. J. Youngquist, T. Laufenberg, B. Bryant, End jointing of laminated veneer lumber for structural use, For. Prod. J. 34, 25–32 (1984) [Google Scholar]
  17. T. Ebihara, Shear properties of laminated-veneer lumber (LVL), J. Jpn. Wood Res. Soc. 27, 788–794 (1981) [Google Scholar]
  18. G. Pot, L.E. Denaud, R. Collet, Numerical study of the influence of veneer lathe checks on the elastic mechanical properties of laminated veneer lumber (LVL) made of beech, Holzforschung 69, 337–345 (2015), https://doi.org/10.1515/hf-2014-0011 [CrossRef] [Google Scholar]
  19. L. Denaud, L. Bléron, A. Ratle, R. Marchal, Online control of wood peeling process: acoustical and vibratory measurements of lathe checks frequency, Ann. For. Sci. 64, 569–575 (2007), https://doi.org/10.1051/forest:2007034 [CrossRef] [EDP Sciences] [Google Scholar]
  20. B. Pałubicki, R. Marchal, J.C. Butaud, L.E. Denaud, L. Bleron, R. Collet, A method of lathe checks measurement, SMOF device and its software, Eur. J. Wood Prod. 68, 151–159 (2010), https://doi.org/10.1007/s00107-009-0360-y [CrossRef] [Google Scholar]
  21. R. Marchal, Valorisation par tranchage et déroulage des bois de chênes méditerranéens (Quercus ilex, Quercus pubescens, Quercus suber), Thèse de Doctorat de l’INPL, Nancy, 1989, 294 p [Google Scholar]
  22. A. Bayatkashkoli, M. Shamsian, M. Mansourfard, The effect of number of joints on bending properties of laminated lumber made from poplar (Populus nigra), For. Stud. China, 14(3), 246–250 (2012), https://doi.org/I10.1007/s11632-012-0313-0 [CrossRef] [Google Scholar]
  23. J. Deng, H. Li, D. Zhang, F. Chen, G. Wang, H. Cheng, The effect of joint form and parameter values on mechanical properties of bamboo-bundle laminated veneer lumber (BLVL), BioResour. 9(4), 6765–6777 (2014), https://doi.org/10.15376/biores.9.4.6765-6777 [Google Scholar]
  24. Y.A. Liu, Study on mechanical properties of Larch with finger-joint, Masters thesis, Beijing Forestry University, Beijing, 2005 [Google Scholar]
  25. A. Özçifçi, Effects of scarf joints on bending strength and modulus of elasticity to laminated veneer lumber (LVL), Build. Environ. 42(3), 1510–1514 (2007), https://doi.org/10.1016/j.buildenv.2005.12.024 [CrossRef] [Google Scholar]
  26. D. Zhang, G. Wang, W. Ren, Effect of different veneer-joint forms and allocations on mechanical properties of bamboo-bundle laminated veneer lumber, BioResour. 9(2), 2689–2695 (2014), https://doi.org/10.15376/biores.9.2.2689-2695 [Google Scholar]
  27. M.C. Yeh, Y.L. Lin, Finger joint performance of structural laminated bamboo member, J. Wood Sci. 58(2), 120–127 (2012), https://doi.org/10.1007/s10086-011-1233-7 [CrossRef] [Google Scholar]
  28. C. Bustos, R. Beauregard, M. Mohammad, R.E. Hernández, Effect of joint geometry on the performance of structural finger-jointed black spruce wood, in: S. Aicher, H.-W. Reinhardt (Eds.), Actes du colloque international RILEM sur des joints en structures du bois, PRO 22, Sttutgart, All., 2001, pp. 503–512 [Google Scholar]
  29. F. Mothe, R. Marchal, V. Bucur, Mechanical characterisation of Laminated Veneer Lumber (LVL) from European oak wood by acoustival methods, in: Proceedings of the First European Symposium on Nondestructive Testing of Wood, Sopron Hungary, 21–23 September, 1994, pp. 197–206 [Google Scholar]
  30. E. Burdurlu, M. Kilic, A. Cemil Ilce, O. Uzunkavak, The effects of ply organization and loading direction on bending strength and modulus of elasticity in laminated veneer lumber (LVL) obtained from beech (Fagus orientalis L.) and lombardy poplar (Populus nigra L.), Constr. Build. Mater. 21, 1720–1725 (2007), https://doi.org/10.1016/j.conbuildmat.2005.05.002 [CrossRef] [Google Scholar]
  31. B.C. Bal, I. Bektas, The effects of some factors on the impact bending strength of laminated veneer lumber, BioResour. 7(4), 5855–5863 (2012), https://doi.org/10.15376/biores.7.4.5855-5863 [Google Scholar]
  32. J.D. Lanvin, F. Simon, D. Reuling, R. Marchal, Oak and LVL Plywood: a new way to technical panels, in: Second International Symposium Veneer Processing and Products (ISVPP2), 9–10 May, 2006, Vancouver, pp. 219–228 [Google Scholar]
  33. M. Svoradova, L. Bléron, R. Marchal, G. Giacomo, F. Cottin, Influence of wood extractibles on the gluing quality in oak LVL, in: 3rd International Conference Wood Science and Engineering (ICWSE-3), November 20–22th, 2002, Brasov, Romania, pp. 370–378 [Google Scholar]
  34. S.R. Shukla, D. Pascal Kamdem, Properties of laboratory made yellow poplar (Liriodendron tulipifera) laminated veneer lumber: effect of the adhesives, Eur. J. Wood Prod. 67, 397–405 (2009), https://doi.org/10.1007/s00107-009-0333-1 [CrossRef] [Google Scholar]
  35. R.R. De Melo, C.H.S. Del Menezzi, Influence of adhesive type on the properties of LVL made from Paricá (Schizolobium amazonicum Huber ex. Ducke) plantation trees, Drvna Industrija 66(3), 205–212 (2015), https://doi.org/10.5552/drind.2015.1438 [CrossRef] [Google Scholar]
  36. R. Marchal, F. Mothe, L. Denaud, B. Thibaut, L. Bleron, Cutting forces in wood machining-basics and applications in industrial processes, Holzforschung 63, 157–167 (2009), https://doi.org/10.1515/HF.2009.014 [CrossRef] [Google Scholar]
  37. P. Koch, Super-strength beams laminated from rotary-cut southern pine veneer, For. Prod. J. 17(6), 42–48 (1966), https://www.fs.usda.gov/treesearch/pubs/24088 [Google Scholar]
  38. S.R. Shukla, D.P. Kamdem, Properties of laminated veneer lumber (LVL) made with low density hardwood species: effect of the pressure duration, Holz Roh Werkst 66, 119–127 (2008), https://doi.org/10.1007/s00107-007-0209-1 [CrossRef] [Google Scholar]
  39. R. Kurt, M. Cil, K. Aslan, V. Cavus, Effect of pressure duration on physical, mechanical, and combustibility characteristics of laminated veneer lumber (LVL) made with hybrid poplar clones, BioResour. 6(4), 4886–4894 (2011), https://doi.org/10.15376/biores.6.4.4886-4894 [Google Scholar]
  40. H. Pangh, K. Doosthoseini, Optimization of press time and properties of laminated veneer lumber panels by means of a punching technique, BioResour. 12(2), 2254–2268 (2017), https://doi.org/10.15376/biores.12.2.2254-2268 [CrossRef] [Google Scholar]
  41. X. Wang, R.J. Ross, B.K. Brashaw, S.A. Verney, J.W. Forsman, J.R. Erickson, Flexural properties of LVL manufactured from ultrasonically rated red maple veneer, FPL Res. Note FPL-RN-0288, United State Department of Agriculture, USA, 2003, https://www.fs.usda.gov/treesearch/pubs/6339 [Google Scholar]
  42. R.L. McGavin, H. Bailleres, M. Hamilton, D. Blackburn, M. Vega, B. Ozarska, Variation in rotary veneer recovery from Australian plantation Eucalyptus globulus and Eucalyptus nitens, BioResour. 10, 313–329 (2014), https://doi.org/10.15376 [CrossRef] [Google Scholar]
  43. F. De Souza, C.H.S. Del Menezzi, G. Bortoletto Júnio, Material properties and non-destructive evaluation of laminated veneer lumber (LVL) made from Pinus oocarpa and P. kesiya, Eur. J. Wood Wood Prod. 69(2), 183–192 (2011), http://dx.doi.org/10.1007/s00107-010-0415-0 [CrossRef] [Google Scholar]

Citation de l’article : Hafida El Haouzali, Rémy Marchal, Fatima Sahban Kifani, Les performances mécaniques des panneaux LVL :
Revue bibliographique des principaux facteurs d’influence, Matériaux & Techniques 108, 102 (2020)

Liste des tableaux

Tableau 1

les performances mécaniques des panneaux LVL chez différentes espèces.

Current usage metrics show cumulative count of Article Views (full-text article views including HTML views, PDF and ePub downloads, according to the available data) and Abstracts Views on Vision4Press platform.

Data correspond to usage on the plateform after 2015. The current usage metrics is available 48-96 hours after online publication and is updated daily on week days.

Initial download of the metrics may take a while.